A propos du livre

C’est de son vivant que, suite à ses désobéissances répétées aux directives divines, le premier roi d’Israël, choisi par Dieu lui-même, se vit rejeté et remplacé par David. Toutefois, contrairement aux moeurs du temps et malgré le fait que c’est Dieu lui-même qui l’avait choisi pour supplanter Saül et qu’il avait été oint par le même prophète Samuel qui avait auparavant donné l’onction à son prédécesseur, David s’est «gardé de porter la main sur lui» (cf. 1 S 24, 16 et 26, 11).

Cet épisode pourrait bien constituer une typologie prophétique de la situation qui risque d’être celle du peuple chrétien s’il persiste à s’enorgueillir, à s’endurcir, et à ne pas faire pénitence (cf. Rm 2, 5; 11, 20), comme l’y invitent pourtant les événements contemporains, et entre autres:

– l’abandon des juifs aux affres de la Shoah et l’impénitence qui s’est ensuivie;

– l’indifférence générale à la haine de plus en plus universelle et violente envers l’État d’Israël, désormais menacé dans son existence même;

– la mollesse des réactions de l’establishment religieux face à l’immoralité publique croissante en matière sexuelle, à la destruction systématique du mariage et de la famille tels que voulus par Dieu, à l’institutionalisation et au militantisme agressif de l’athéisme et de l’agnosticisme, et au fanatisme anti-chrétien de vastes courants issus de religions hostiles au christianisme, etc.

De même que Saül ayant compris sa disgrâce chercha à maintes reprises à tuer David, il est à craindre que, tel Judas, l’un des Douze, qui livra son Maître à ceux qui en voulaient à sa vie, un agrégat de peuples qui furent jadis chrétiens, séduits par l’esprit de l’Antichrist et en état de pré-apostasie, s’en prennent au peuple juif dont le rétablissement sur sa terre sera désormais patent, et le livrent aux mains des impies.

Telle est l’analogie – dont il reconnaît qu’elle est risquée – que développe l’auteur dans cet opuscule pétri de réminiscences bibliques.